A. Varlet dans On Ne Va Pas Se Mentir du 22 avril 2014

Alexandre Varlet, était l’invité d’On Ne Va Pas Se Mentir, l’émission quotidienne d’actualité à chaud sur iTélé.

Quatre personnalités étaient hier invitées à revenir sur les 3 principaux thèmes de l’actualité de ce mardi 22 avril :  Mort de l’otage français Gilberto Rodrigues LealDjihadistes français : comment les dissuader ? et Plan d’économies : Manuel Valls doit-il céder ?.

Claude Posternak, communiquant et PDG de « La Matrice », Karim Zeribi, député européen EELV, Marie-Laure Harel, conseillère UMP de Paris et Alexandre Varlet, délégué général de l’association Le Réseau National pour l’Égalité des Chances, étaient venus débattre, sur le plateau de Caroline Delage, des sujets qui faisaient l’actualité du jour .

Mort de l’otage français Gilberto Rodrigues Leal
Djihadistes français : comment les dissuader ?

 

Plan d’économies : Manuel Valls doit-il céder ?

 

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Egalité des chances : la preuve par les chiffres

L’hebdomadaire « Le Point » a publié cette semaine le résultat d’une étude menée par l’Insee, selon laquelle, parmi les élèves entrés en sixième en 1995, 41% des enfants de cadres ont obtenu un Master, un doctorat ou sont sortis d’une Grand École, chiffre plutôt satisfaisant.

En ce qui concerne le reste des catégories socio-professionnelles cependant, les résultats sont moins triomphants et la courbe ne cesse de descendre : 38% des enfants d’enseignants, 9% des enfants d’employés, 7% des enfants dont le père est ouvrier qualifié, avec seulement 4% pour ceux dont le père est ouvrier non-qualifié ont atteint ce même niveau d’études.

De quoi remettre à l’ordre du jour, la question de l’égalité des chances et la corrélation qu’elle implique entre la réussite scolaire et l’origine sociale des étudiants.

Alexandre Varlet, invité de l’émission On Ne Va Pas Se Mentir sur iTélé

Mardi 4 Mars, Alexandre Varlet, était l’invité d’On Ne Va Pas Se Mentir, l’émission quotidienne d’actualité à chaud sur iTélé présentée exceptionnellement hier par Caroline Delage.

4 personnalités sont invitées à débattre sur les sujets qui font l’actualité du jour. Au sommaire ce Mardi 4 Mars : « Après « Sarko volé », « Sarko enregistré »?« , « Le sondage qui dérange« , « J-F. Copé prend-il l’UMP en otage? » et « Ukraine : baisse de tension ?« .

Hier, Sylvain Bourmeau, journaliste – producteur « France Culture », Nicolas Bays, député PS du Pas-De-Calais, Stéphanie Von Euw, conseillère régionale UMP Île-De-France et Alexandre Varlet, délégué général de l’association Le Réseau National pour l’Égalité des Chances, étaient venus en parler sur le plateau d’iTélé.

Après « Sarko volé », « Sarko enregistré »?
Le sondage qui dérange

 

J-F. Copé prend-il l’UMP en otage?

 

Ukraine : baisse de tension ?

 

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Après plus de 8 années de débats, l’efficacité du CV anonyme est enfin mesurée

Le CV anonyme fait son comeback dans certains processus de recrutement de la fonction publique. Depuis le 6 janvier, le conseil général de l’Essonne expérimente le dispositif soutenu par Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations et Vice Président du Réseau.

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L’idée n’est pas nouvelle : le conseil général d’Aquitaine s’était déjà lancé dans cette démarche. Le CV anonyme est utilisé depuis septembre 2008 dans la région depuis la mise en place du plan régional de lutte contre les discriminations. Une expérience similaire en 2009  d’une durée de 6 mois portait sur sept départements (Seine-Saint-Denis, Nord, Rhône, Bouches-du-Rhône, Bas-Rhin, Loire-Atlantique et Paris) : 50 entreprises s’étaient portées volontaires.

Seulement, 8 ans après la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances rendant obligatoire l’utilisation des CV anonymes pour les entreprises de plus de 50 salariés, aucun décret d’application n’a été publié et la loi est restée en suspens. 

A cela s’ajoutent une étude du Centre de recherche en économie et statistiques (Crest) et une enquête de Pôle Emploi menées conjointement en 2011 et qui avaient jugés que le CV anonyme n’améliorait pas les chances d’accéder à un entretien d’embauche pour les publics susceptibles d’être discriminés. Ces conclusions, quoique controversées et réfutées par Jean-François Amadieu (les entreprises s’étant portées volontaires pour l’essai étaient peu représentatives) avaient contribuées à la mise à l’écart quasi-définitive du CV anonyme.

Et voilà qu’en 2014, ce dernier revient sur le devant de la scène. L’expérience débutée le 6 janvier dernier avec le conseil général de l’Essonne et menée avec l’Observatoire des discriminations va durer six mois. Elle devrait permettre de savoir si ce CV anonyme peut véritablement améliorer l’égalité des chances, lors du recrutement. Le patronyme, le sexe, l’âge, la nationalité, l’adresse sont supprimés sur le logiciel de dépôt des candidatures. Seuls seront visibles les informations nécessaires au recrutement pour le poste : la formation, le parcours professionnel et les compétences.

L’envoi de CV anonymes multiplierait par trois les chances à l’embauche pour les personnes souffrant de discrimination et profiterait également aux femmes et aux seniors. Des grandes entreprises comme PSA, Sanofi, mais aussi Unibail-Rodamco et Axa utilisent déjà cette technique dans la sélection des candidats et corroborent l’efficacité du dispositif dans la lutte contre la discrimination à l’embauche.

Les résultats de l’expérimentation dans l’Essonne permettront peut-être de mettre fin aux controverses dont il fait l’objet. Acteurs, associations et partisans de l’égalité des chances et de la lutte contre les discriminations attendent avec intérêt ces conclusions afin que la loi de 2006 puisse enfin être rendue opérationnelle plus de 8 ans après sa promulgation.

Un CV anonyme est un CV qui ne comporte aucune information permettant d’identifier le postulant : photographie, nom, prénom, adresse, âge ou date de naissance ect… Il est considéré comme un moyen de lutter contre toutes formes de discriminations à l’embauche.

Réforme de l’Education prioritaire : des mesures prometteuses mais un lien école-entreprise encore et toujours délaissé

Vincent Peillon, Ministre de l’Éducation nationale, a détaillé le 16 janvier les nouvelles mesures prises en faveur de l’Éducation prioritaire. Celles-ci visent à rendre plus attractifs, pour les enseignants, les établissements relevant de l’Éducation prioritaire afin que les élèves bénéficient de conditions d’enseignement plus qualitatives. Ces mesures montrent une réelle volonté du gouvernement de concentrer l’aide publique aux établissements des quartiers défavorisés.

Plutôt que de révolutionner le système, le Ministre propose de le faire évoluer en proposant des mesures incitatives pour les professeurs avec une diminution des heures de cours, une augmentation des indemnités pour pérenniser et stabiliser les équipes pédagogiques, et la mise en place de réunions collectives pour appréhender de manière constructive les problématiques liées aux établissements de l’Education prioritaire. Enfin, le développement des équipes éducatives expérimentées et durables permettra de mieux encadrer les élèves qui en ont le plus besoin.

En résumé ces nouveaux dispositifs affichent un potentiel certain pour les jeunes des quartiers. Même si, une fois encore, la relation école-entreprise a été marginalisée malgré la nécessité de renforcer ce lien et, plus particulièrement, dans les zones sensibles où les jeunes ont un réel besoin de pouvoir se projeter dans le monde du travail. Les clés pour y accéder doivent leur être données conjointement par l’Éducation nationale et les entreprises avec comme objectif de leur permettre de réaliser une orientation choisie et non plus subie, comme cela est encore trop souvent le cas en classe de troisième.

Le Réseau aime les filles

Le discours ambiant pour l’égalité Homme-femme est teinté d’un féminisme anti-masculin. Il est toujours dommageable de promouvoir l’égalité en opposant, voire en stigmatisant l’une des deux parties. Au Réseau, nous avons conscience qu’il faut promouvoir l’égalité des chances en général et l’égalité entre les sexes en particulier sur l’idée généreuse d’élever l’un au rang de l’autre.

Forts des différences de chacun, nous nous battons contre les poncifs et autres préjugés de notre société. Avec les entreprises du Réseau nous militons pour une mixité d’accès aux métiers sans idée de genre ou de prédestination liée au sexe. Aucune formation, aucun métier, aucune carrière ne sont interdits. Alors, oui, nous organisons des séances d’action pour les filles afin de les informer sur des métiers où elles sont sous-représentées.  Nous le faisons à la demande de nos entreprises qui concèdent que des équipes mixtes sont plus performantes que des équipes unisexes ou très peu féminines. Nous aménageons ces actions, car les jeunes filles, dont nous avons la charge, ont peu d’exemples de femmes  dans leur entourage, communauté ou réseau qui exercent des métiers, considérés dans l’imaginaire collectif comme masculins.

Nos actions, mêmes centrées sur le devenir des filles, prennent en compte en priorité le territoire, la situation sociale, et  la zone d’éducation de celles-ci.

Loin d’opposer les filles et les garçons, nous les unissons dans une communauté de destin, une société qui apprécie les individus pour leurs compétences et leur personnalité propres et non pas pour leur sexe, origines et lieu d’habitation.

L’enquête 2013 du Réseau: un sondage au franc succès

Mardi matin, j’étais arrivé très en avance pour la restitution de notre enquête au siège de Casino. J’écoutais avec délice, et j’avoue, un peu de fierté, sur RTL l’annonce des résultats de notre sondage sur « La vision de l’entreprise par les enseignants du second degré ». Il était bon d’imaginer les millions d’auditeurs prendre connaissance des fruits du travail de l’équipe. Notre petite association, en troisième titre après le tireur de Libération et le match du soir de l’équipe de France, je trouvais cela un peu fou.

Mais cette enquête n’est pas le seul fait de l’équipe du Réseau, elle est le résultat de ce que nous savons faire de mieux, agglomérer les compétences pour donner le meilleur. Sans nos partenaires Casino, Coca-Cola Entreprise (et son agence de Relation Presse APCO Word Wilde), Carrefour, Le groupe La Poste et Goom Radio rien n’aurait été possible. Je n’oublie pas l’aide de la DGESCO (Education Nationale) pour nous guider, le formidable travail de l’agence Treize Articles et le savoir-faire d’OpnionWay.

De ce travail commun et passionnant il y a trois éléments à retenir : les partenaires, les résultats et Le Réseau. Notre association a su mobiliser des partenaires très diverses lors de la restitution. Associatifs, monde de l’Education, chercheurs, entreprises, médias etc., les échanges furent instructifs et généreux. Les résultats de l’enquête (cf le site du Réseau) prouvent l’utilité de la mission du Réseau, l’immense attente des professeurs et la nécessaire implication des entreprises dans les écoles. Au-delà des poncifs, l’enquête révèle des aspects positifs qui nourriront nos actions dans le futur. Enfin, le Réseau reste le chaînon manquant entre les jeunes des milieux défavorisés et les grandes entreprises. Nous sommes copiés par d’autres, mais nos spécificités restent nos meilleurs atouts.

Ce fut une belle semaine pour le Réseau. La couverture presse fut incroyable (RTL, Le Parisien, I>télé, RMC, Le Figaro, les Echos, Radio France, France Inter etc.)

L’équipe, bien que fatiguée par la préparation de l’enquête, est de plus en plus motivée par les projets et les actions de notre association. Pourra-t-il en être autrement au regard de ce qui est de notre ADN ?

Un déménagement réussit pour la SNCF, nouvelle résidente de La Plaine-Saint-Denis

Des locaux modernes, vastes et high tech, pour son déménagement à La Plaine-Saint-Denis, la SNCF, membre du Réseau, n’a pas fait les choses à moitié avec comme mot d’ordre convivialité pour une meilleures fluidité et collaboration dans les échanges de ses collaborateurs.

Des conditions de travail optimisées, en somme, sur le modèle américain. La compagnie ferroviaire s’est en effet fortement inspirée du géant américain Google dans l’aménagement de ses nouveaux locaux.

Il a fallu dans un premier temps convaincre les 900 cadres du siège de quitter la rue du Commandant-Mouchotte pour venir investir les 28 000 mètres carrés de locaux ce qui ne fut pas chose aisée, les employés redoutant entre autres choses un allongement du temps de trajet.

Certains ont parlé d’insécurité, et c’était d’ailleurs une des principales préoccupations lors des négociations du déménagement. Cela fait plus de 6 ans que les bureaux du Réseau ont élu domicile à La Plaine et jamais aucun incident majeur n’a été à signaler. De plus, ces dernières années avec l’implantation de nombreux sièges de grands groupes dans le quartier, ce sont un nombre important de bâtiments et d’immeubles résidentiels modernes et flambants neufs qui ont vu le jour. Petit à petit, commerces, restaurants et supermarchés ont ouvert contribuant au dynamisme de l’environnement et au confort des habitants et résidents de La Plaine.

Un déménagement est une bonne nouvelle pour notre équipe qui va pouvoir mettre en place des partenariats et des actions entre les établissements de Seine-Saint-Denis et la SNCF – comme nous sommes en train de le faire avec le groupe SFR qui a emménagé dans ses nouveaux locaux de La Plaine en septembre dernier _ et ainsi faire découvrir la compagnie et les métiers qui la composent aux jeunes du Réseau.

Ainsi, la seule crainte qu’il va y avoir, et pas des moindres, c’est bien celle de notre équipe qui devra, à n’en pas douter, faire face à un afflux de demandes de visites de la part des établissements scolaires environnants.

Le CNEE oublie les jeunes des quartiers

Vendredi 18 octobre, date anniversaire de la révolution Bolchévique en Russie, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé le Conseil National Education Economie (CNEE). Le CNEE a pour objet de faciliter, à terme, l’insertion professionnelle des jeunes.

Il est amusant de noter, que le terme économie est préféré à entreprise. Entreprise qui semble un mot « tabou » dans la bouche des gouvernants actuels, presque une grossièreté… Il est aussi cocasse de s’arrêter sur la structuration du CNEE. 26 membres le composent, dont cinq grands patrons du CAC 40, pour le reste l’ensemble des représentants des corps constitués et autres partenaires sociaux. Rien de bien révolutionnaire in fine, mais est ce étonnant ? Le ridicule est tout de même frôlé, quand les « associatifs » cités sont des ultra libéraux ou des officines du MEDEF. Décidément, Ayrault ne cite pas l’entreprise, mais il s’acoquine avec les tenants de la pensée qu’il combat. De là à croire qu’il ne comprend pas vraiment le monde de l’économie, il n’y a qu’un pas.

Le CNEE doit travailler pendant cinq ans sur des hypothèses à formuler pour préparer l’insertion des jeunes dans l’entreprise, pardon, dans l’économie. Même si cette affaire s’apparente de près à un sketch de Coluche, malheureusement quelques chiffres devraient vous rappeler la réalité. En cinq ans, il sortira du système scolaire entre 400 000 à 500 000 jeunes du système scolaire sans qualification. Le Réseau aura procédé à des actions en faveurs de 200 000 jeunes collégiens, 40 000 lycéens et 20 000 étudiants, tous issus des familles les plus défavorisés.

Parce que le plus choquant est là. Pendant que les membres du CNEE se font plaisirs, pendant que les corps constitués et autres partenaires sociaux réinventent l’eau chaude, répètent ce que de nombreuses associations font déjà avec le concours des entreprises et des services de l’Education nationale, pendant qu’à la tribune des bourgeois bien veillant, copains issus des mêmes promos des grandes écoles proposent l’ultra libéralisme. Et bien pendant ce temps là, aucun intervenant, aucune proposition, pas un mot pour l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers, des jeunes des zones rurales isolées. Pourtant ces publics sont les plus touchés par l’échec scolaire et les plus éloignés du monde professionnel. L’étude 2012 du Réseau en partenariat avec Opinionway montre leur potentiel, leur formidable volonté à vouloir réussir dans les entreprises. Entreprises dont ils ont une bonne image, et aux quelles ils accordent leur confiance. Alors, oublions le CNEE et avec les entreprises et associatifs, accordons du temps, de l’envie aux jeunes oubliés par les caciques du 18 octobre 2013.

On Ne Va Pas Se Mentir – 23 octobre 2013

Revivez l’intégralité de l’émission diffusée hier soir sur iTélé. Au programme  : La réforme du droit d’asile, les flops du contrat de génération et Goodyear.

 

On Ne Va Pas Se Mentir est un programme d’actualité. Tous les soirs, Léa Salamé reçoit plusieurs invités qui débattent sur les sujets chauds de l’actualité du jour.

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